Akemashite omedetou gozaimasu
Littéralement : Pour cette nouvelle année félicitations.

Plus que de se souhaiter une nouvelle année, les japonais effectuent une série de rituels qui leur permet de se « nettoyer » de l’année précédente, et donc de se préparer à attaquer une nouvelle année, « vierges ». On se félicite les uns les autres d’avoir atteint une nouvelle année, ce qui marque la fin de ces rituels. C’est aussi une manière très pragmatique d’être hyper optimiste : le but final est d’entamer une nouvelle année.

Par ce Post/Newsletter je voudrai vous transmettre mes voeux et vous remercier autant pour votre soutien que pour votre fidélité.

J’aimerai aussi revenir sur ce projet personnel qu’est Yoroï Shibari. Il a réellement démarré fin 2009 quand, perdant ma muse, je me suis trouvé seul face à ma passion et sa pratique. Seul, que faire ? Qui convaincre et pourquoi ? Expérience de l’abîme : cette question soulevée ajoutée à la déception du cœur et le retour forcé en France, m’ont plongé autant dans une violente dépression que dans une longue introspection.
Plus que des éléments négatifs de ma vie, ce sont les fondements même du projet Yoroï Shibari.

Le temps de : « Je suspends vite et fort, prenant fortement en compte le confort du modèle, démontrant un corps athlétique, et un style basé sur l’héritage technique de mon maître » était fini. Une période de transition et de déstructuration a commencé. De celle-ci j’ai tiré les éléments les plus fondamentaux de mon art, les points de convergence entre ma technique de corde, ma technique de massage, ma technique d’aïkido. Plus que des réponses, ce sont des outils que ce parcours à fait naître.

Sur ce chemin, c’est surtout le caractère humain, l’aide, le soutien tout comme la mesquinerie qui m’ont conforté dans la légitimité de ma démarche. De « je t’en veux car tu n’as pas écrit sur Facebook que je t’avais donné des cordes » à « merci pour tes écrits, ils m’ont aidé à comprendre ma démarche », j’ai rencontré la plupart des attitudes humaines. C’est extraordinaire à quel point ce type d’activités nous révèle… Pas seulement dans les cordes même, mais partout, notre attitude qui point dans les réseaux sociaux, les cafés, les soirées privées…

kotoshi mo yoroshiku
Littéralement : Cette année aussi, faites bien attention à moi.

Le projet Yoroï shibari est loin d’être achevé. A présent que mes bases sont bien solides, je vais travailler à les renforcer. Je ne peux mener ce travail seul, Yoroï Shibari se nourrit d’échange, de mouvement, de vous tous. Je veux continuer à donner des pistes, à nourrir les réflexions, et ça n’est possible qu’avec votre attention, vos réflexions et nos dialogues, dans les cordes, au dojo, et ailleurs…

Voici les directions que je veux impulser pour cette nouvelle année : nouveau dojo, performances artistiques qui interrogeront le corps et les intentions, et puis, si tout y concourre, organisation de Jam…. Outre ces événements publics, je vais continuer mes recherches, les intensifier… Votre présence à mes côtés est bienvenue, et précieuse…

Pragmatiquement, voici ce qui nous attend :

  • Un stage par mois (le dojo), chacun donné deux fois, à Paris (Sauf pour le mois de janvier)
  • Entre les stages, faire découvrir ce que peuvent être des moments de cordes ; dispenser des cours privés, qui permettent une approche plus intensive de l’acte d’attacher.
  • Entre les stages encore, l’organisation d’une Jam (qui n’est pour le moment que souhaitée, mais attendue, et en cours d’aboutissement).
  • Un week end de cordes à Marseille le 2 et 3 février, grâce à l’organisation de Jduroc et de sa demoiselle.(Flyer à venir)
  • La mise en chantier d’un livre.
  • La création d’une soirée où l’acte d’attache sera ritualisé et présenté au plus grand nombre.
  • Continuer à collecter des informations et produire des textes. (Deux sont en écriture)

En français, bonne année !

Yoroï Nicolas.