De tout temps, dans toute civilisation, même les plus obscures ou les plus reculées, l’art apparaît comme une manifestation naturelle, irrépressible, de la spiritualité humaine. L’art quelle que soit sa forme, est une substance de la vie elle-même, une dynamique qui unit profondément le soi (le microcosme) et l’univers (le macrocosme). C’est dans cette réalité essentielle que l’homme puise son énergie créatrice et positive, réalité qui crée un lien entre les hommes, entre l’homme et la nature, entre l’homme et l’univers.
Les émotions qui naissent à la création, réalisation et vision d’une oeuvre d’art sont la preuve tangible, incontestable de l’élargissement de soi.

L’art est à l’esprit humain, ce que le pain est au corps. Il est nécessaire pour le nourrir, comme pour le renouveler, “le purifier”. C’est ce que disait Aristote en parlant de la catharsis.

Purification, manifestation naturelle, spiritualité humaine, union profonde, élargissement de soi… ces expressions décrivent aussi bien notre recherche dans le kinbaku. En ce sens, l’art et le Do (voire le lexique du dojo), se rejoignent, et sont issus de la même volonté de recherche.

Conscient du sens, j’ai nommé ma pratique du bondage japonais et son partage Kinbaku-Do ; chaque personne qui vient à notre Dojo n’est ni débutant, ni avancé mais chercheur et acteur de la création artistique éphémère. Les cordes et nos corps sont nos moyens d’expression.

Le Dojo Yoroï shibari n’est pas un enseignement, c’est un partage dirigé par moi et alimenté par vous. Le début d’année a connu diverses énergies, héritant de ceux qui cherchent l’affirmation d’eux-même par les forces mortifères et de ceux puisent dans notre groupe des énergies vitales. Ce fut difficile, mais nous avons vécu deux excellents premiers événements de notre suite de Dojo nommé Godai (CHI et SUI), où c’est encore  la spontanéité de notre geste, l’expression de notre être que nous avons cherchées à travers les cordes.
Les deux prochains volets de cette série se feront au début et à la fin du mois de novembre. Le but est de clore l’année avec un workshop “Secret” sur le vide, en décembre.

Il y a eu aussi le démarrage du Dojo à Caen, le troisième week-end à Marseille, un Dojo spécial révisions et les cours de formes (Kihon Waza) ! Riche début d’année… ( Et je ne parle ni d’Xplore, ni du Cabaret rouge ni… de mon retour sur Paris)

Allez, les prochaines dates :

Et pas mal d’autres choses à venir

Y. Nicolas.

Photo Crédit : Photo de l’affiche d’Elie un film de Mélanie Le Grand et Guillaume Pin