J’aimerais témoigner de cette expérience pour ceux-celles qui, comme moi, pourraient avoir des a priori à venir se frotter aux cordes sans s’en sentir débordés (hors sensations bien sûr…).
Je me mets un peu à nu, bien que le ciel bleu soit menteur et qu’il fasse encore frisquet…

J’aime les cordes.
Depuis bien longtemps, elles font partie de mon imaginaire fantasmagorique.
De fait, je ne les conceptualise qu’en cadre privé, avec les rapports de domination/soumission que ça accompagne, et que je ne sais pas encore appréhender de manière sereine… Oui, on peut dire que je n’assume pas totalement, et que j’ai peur de m’y perdre.
C’est ce qui m’a fait craindre certains ateliers, cours, stages d’apprentissage de shibari et qui m’a poussée à les annuler au dernier moment… Bien que notre première expérience ait été simple et magique avec Satomi, qui fait partie de ces femmes adorables, dans toute forme de sa personne.

Encore hier soir, à 100m de Micadanses, j’étais prête à rebrousser chemin, discutant avec moi-même et mon amoureux pour relativiser mes craintes (les peurs ont des racines lointaines et profondes… c’est tout un travail de longue haleine, et je ne suis pas ici chez un psy, je vais pas non plus vous faire étalage de mes démons).
Hier donc, cheminant vers cette expérience, me disant “au pire, si on n’a pas l’niveau on observera, et puis ça permettra de ne pas trop s’impliquer, tout ça tout ça”, idée qui frustrait bien mon compagnon qui souhaitait s’enrichir et pratiquer…

Forte de ralentir mon rythme cardiaque, ouvrant mon sourire et ainsi mon mental à l’inconnu, nous descendions l’escalier jusqu’à la salle.
Devant, deux jeunes femmes, souriantes, paisibles et enjouées nous accueillent simplement, et nous expliquent ce qu’il manquait à notre savoir… Et rassurent en 10s les craintes que je m’étais faites et transmises à mon homme.

Nous rentrons dans la salle, un peu encore tremblotante (“des fois” j’vous jure, j’suis une vraie gamine hyper impressionnable…), et Nicolas nous accueille, sourire et simplicité, nous réclame même un bisou de bienvenue… Ok la pression, tu peux rentrer chez toi maintenant !

Une deuxième personne s’adresse à nous, Chantal nous dit-elle, chaleureuse et souriante, pour la newsletter… euh oui, d’accord !!

S’en sont suivis des moments doux, d’écoute de soi et de l’autre, des murmures alentours, des cordes lancées au sol ou de leurs frottements, d’observations esthétiques et de maniement, de découvertes du corps, d’appréhension des jeux de tensions…

Il y a dans la Jam D cette liberté de faire qui permet aux novices d’évoluer dans leur propre univers. Et ça n’a pas de prix.

Je ne m’étalerai pas plus, mais vous aurez compris qu’il s’agit d’un grand merci.
Il y a ce que l’on prépare, que l’on organise, donne, mais on ne peut savoir ce qu’il se passe dans la tête de ceux qui reçoivent, à quel point c’est bénéfique. Et pourtant, c’est ce qui permet de continuer, de garder ce fil de l’idée.
Pour ça, pour ceux qui ont partagé ce moment, pour ceux qui souhaitent venir une prochaine fois, je tenais à l’écrire.

Alors à bientôt,
Avec une bise à tous !
Nany