Bon d’accord cela fait un peu 4 mois que j’aurais dû envoyer une newsletter… J’ai toujours une correspondance aussi difficile, que voulez vous !

Mais je suis de retour.

Au programme ?

Ma priorité va être de remettre l’énergie dans les performances tel que je le voulais. Fin 2014 cette énergie était élevée et je tiens à surfer à nouveau sur cette vague. Quoi d’autre ? Le travail photo et d’écriture redémarre doucement. Tout cela à été fortement ralentie par l’arrivée en Belgique, un peu plus chaotique qu’anticipé. Car vous savez quoi ? Pour la première fois de l’histoire de l’humanité un projet ne s’est pas déroulé comme imaginé ! Impensable non ?

Dans les détails, nous avons au menu :

A Bruxelles

Les jams ont désormais lieu presque tout les mercredis.

Les cours prendront le rythme suivant :

  • travail thématique et au sol au début du mois
  • présentation de mes formes de base de suspension en fin de mois

A compter de janvier, il y aura des cours advanced, principalement autour de la suspension. J’aimerais y emmener un groupe de personnes dans ma recherche.

Les performances sont de retour dès la fin du mois avec CHARTme le 21 à Liège, mais aussi certainement au festival Ose le même week end.
Mais le but est surtout d’amener cela sur des scènes plus classiques ou plus grand public, afin que les danseurs, ou de manière plus général les performeurs en général, puissent rencontrer le shibari en live.

A Paris

Les choses ont beaucoup évolué depuis 5 ans, la communauté a grandi et ce qui était mon pari un peu fou de faire du shibari un art à part entière qui sorte des donjons et backrooms s’est réalisé. Je suis heureux d’y avoir participé.
Mais ayant à la fois déménagé à Bruxelles et perdu ma salle en 2015 (j’en conviens, se faire subtiliser sa salle par la ligue de son sport de prédilection est un peu ridicule, ou à tout le moins ironique), je suis resté absent depuis l’été.
Pourtant j’aimerais continuer le travail commencé avec les personnes qui se retrouvent dans ma recherche. La forme que j’envisage serait d’un week-end complet tous les deux mois. Plus de précisions viendront dès que j’aurai finalisé ma recherche de salle.

En ce qui concerne les performances, toujours prêt !

(Certains m’ont suggéré la Place des Cordes, dont la PdC elle-même qui m’a déjà cordialement invité. Je n’y ai pas donné suite, ne me sentant pas connecté à cet environnement. )

En France et en Europe :

Bien que toujours partant pour animer des workshops, je souhaite qu’ils s’inscrivent dans un travail suivi, dans une recherche homogène. Je m’explique : il est évident que mon style et que mon étude sont différents de ce qui est classiquement proposé en Europe. Afin de pouvoir exploiter pleinement les outils que l’on m’a transmis, mais aussi de pouvoir bénéficier de la dynamique de groupe pour pousser ensemble notre recherche, notre créativité et notre exploration des infinis possibles qu’offrent les cordes, il est indispensable de développer une grammaire commune. Devoir revenir sans cesse aux basiques faute de travail suivi et de fréquence suffisante est au final plus que frustrant pour moi.

Je suis également toujours, et plus que jamais partant pour présenter des performances, et sans se limiter là non plus au cadre usuel du shibari. Rencontrer des univers artistiques différents me passionne, les attirer dans mon énergie encore plus. C’est définitivement dans cette direction que j’ai envie de concentrer mon énergie pour les 5 prochaines années . Le kinbaku s’explique, s’enseigne, se découvre, se cherche mais surtout se vit. Et que cela se passe dans l’intimité la plus solitaire ou que l’on invite des témoins dans cette intimité, c’est l’action de vivre les choses qui crée la magie de l’instant.

Or donc Yoroï Nicolas ou Yoroï shibari n’ont pas le moins du monde disparu. Ce projet, mon projet est avant tout une aventure personnelle, loin de la culture commerciale ou de celle de masse. Elle est jalonnée d’amis, de rencontres, de surprises et de découvertes. Elle est une succession d’instants éphémères et uniques dont le souvenir perdure en moi. Elle est une forme de magie, qu’elle soit blanche ou noire, positive ou négative, mystique ou réaliste, mais humaine !

D’ailleurs, j’aimerais poser cette question :

Qui voudrait transformer le kinbaku en BigMac ? la communauté en MacDo ? et réduire l’étude à une forme de taylorisme qui garantit volume et rendement ?
Ce que nous faisons, ce que nous achetons, notre rapport à cela a-t-il de l’importance ? C’est par nos réponses à ces questions, dans des domaines dispensables comme le kinbaku, comme dans d’autres plus primordiaux, que nous construisons notre monde. Si nous sommes incapables de choix éthiques dans un domaine tel que le kinbaku, quelle est notre chance d’y parvenir dans des domaines plus cruciaux pour notre (sur)vie et dans lesquels les pressions sont incomparablement plus fortes ?

C’est par son inutilité que l’art est primordial. C’est par son inutilité que le kinbaku est primordial.

C’est une réflexion qui fait son chemin depuis un bon moment, qui me fait rejeter certaines choses (en moi comme à l’extérieur de moi). Et qui je l’espère amènera à une évolution positive de ma pratique, de mon art, de mon rapport au monde comme de mon rapport à moi-même (N’est ce pas la même chose d’ailleurs ?)

Nicolas.

Ps : Des News des projets vont suivre, en attendant, deux trois DATES :

  • 12-15/11 – Performance/Workshop – Kiev
  • 20/11 – Chartme – Workshop initiation – Liege
  • 21/11 – festival Ose – Workshop // Performance – Bruxelles
  • 21/11 – Chartme – Performance – Lieges
  • 27/11 – Workshop Suspension – Bruxelles
  • 30/11-4/11 – Workshop – Berlin

Les dernières JAM de l’année : 11-18-25 novembre; 9 -16 décembre !

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